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Choisir son écran de projection : toile, gain, format et installation

Choisir son écran de projection : toile, gain, format et installation

Face à un mur peint, un écran de projection dédié gagne en contraste et en netteté : sa toile de projection renvoie l'image du vidéoprojecteur vers le canapé. Quatre critères guident le choix et le prix : la toile de projection (blanche, grise ou ALR), le gain, le format d'image 16:9 et le type d'écran, fixe, manuel ou motorisé, sur support mur, plafond ou sol.

Un vidéoprojecteur ne vaut que ce que vaut l'écran de projection qui reçoit son image. Le même projecteur donne une projection terne sur un mur crème, puis une projection dense aux noirs profonds sur une toile de projection adaptée. Ce guide passe en revue les types d'écrans de projection, motorisé, manuel ou fixe, la taille selon la distance de projection, le format d'image 16:9 ou cinéma, le support au mur ou au plafond, l'installation et le prix, pour que votre home cinéma tire le meilleur de son vidéoprojecteur. Si vous partez de zéro, notre guide complet pour bâtir un home cinéma selon sa pièce replace l'écran dans l'ensemble de l'installation, du son à l'image.

Écran de projection ou mur peint : quelle différence réelle à l'image ?

Un mur n'est jamais parfaitement plat ni parfaitement neutre. Sa peinture a une texture, un grain et souvent une teinte (blanc cassé, beige) qui colore l'image projetée. Sous la lumière rasante d'un vidéoprojecteur, les moindres reliefs de l'enduit deviennent visibles, en particulier sur les scènes claires et les panoramiques. Une toile de projection, elle, est tendue, lisse et colorimétriquement neutre : le blanc reste blanc, la peau reste naturelle.

La seconde différence tient au comportement de la lumière. Un mur diffuse dans toutes les directions : une partie de la projection part vers le plafond, les côtés et le sol, puis revient sur l'image sous forme de lumière parasite qui lave les noirs. Un écran de projection maîtrise cette diffusion grâce à son revêtement, et certaines toiles vont jusqu'à rejeter la lumière qui ne vient pas du projecteur.

Le mur peint reste une solution de départ acceptable, surtout avec une peinture spéciale projection, grise ou blanche, appliquée sur un enduit lissé. C'est une option économique pour tester le format grand écran dans un salon. Mais dès que le vidéoprojecteur est de bonne qualité, en 4K UHD ou laser, la toile dédiée fait la différence : elle ajoute une bordure noire qui cadre l'image, une planéité parfaite et un gain maîtrisé.

  • Mur peint : coût minimal, aucune installation, mais texture visible, teinte imparfaite et contraste limité.
  • Peinture spéciale projection : amélioration nette sur un mur bien préparé, sans cadre noir ni tension.
  • Écran de projection dédié : surface neutre et plane, bordure noire, choix du gain et de la technologie de toile.

Quels sont les types d'écrans de projection ?

On distingue les écrans de projection d'abord par leur support, c'est-à-dire la manière dont la toile est tenue et rangée. Chaque type répond à une utilisation différente : salle dédiée, salon partagé, présentation professionnelle ou séance en extérieur.

L'écran fixe sur cadre

La toile est tendue sur un cadre rigide, généralement habillé de velours noir, et fixée au mur comme un tableau. C'est la solution de référence pour une salle home cinéma dédiée : la surface est parfaitement plane, sans ondulation, et le cadre noir absorbe les débords de l'image. Son inconvénient est simple : l'écran reste visible en permanence, ce qui ne convient pas à toutes les pièces à vivre.

L'écran enroulable manuel

La toile s'enroule dans un carter fixé au mur ou au plafond et se déroule à la main, avec un mécanisme à ressort qui la bloque à la hauteur voulue. C'est le type d'écran le plus simple et le plus répandu dans les salons. Un écran de projection manuel demande peu d'installation, aucun câble électrique, et il disparaît après la séance. La qualité de planéité dépend de la toile et du lestage en bas : les modèles d'entrée de gamme peuvent former des vagues sur les bords.

L'écran motorisé électrique

Un écran motorisé fonctionne comme un écran enroulable, mais un moteur tubulaire logé dans le carter déroule et enroule la toile. On le commande par un interrupteur mural, une télécommande radio ou infrarouge, et souvent par un déclencheur 12 V relié au vidéoprojecteur : l'écran descend quand le projecteur s'allume et remonte quand il s'éteint. C'est le choix du confort pour un home cinéma installé dans le salon. Les écrans motorisés tensionnés, avec des câbles latéraux qui tirent la toile, offrent une planéité proche de celle d'un cadre fixe.

L'écran encastrable au plafond

Variante du modèle motorisé, l'écran encastrable se loge dans un caisson intégré au faux plafond. Une fois remonté, il est invisible : seule une fente discrète trahit sa présence. Cette solution demande d'anticiper les travaux (réservation dans le plafond, alimentation électrique, accès pour la maintenance), mais elle donne l'installation la plus propre dans une pièce à vivre.

Les écrans portables, sur trépied ou de sol

L'écran sur trépied se déplie en quelques minutes et convient aux présentations, aux salles de réunion ou à une projection occasionnelle. L'écran de sol, souvent appelé écran « pull-up », sort d'un boîtier posé au sol et se tient grâce à un bras à ciseaux ou à ressort. Ces écrans de projection portables privilégient la mobilité et le déplacement facile à la qualité d'image : leur toile est rarement tendue avec autant de soin qu'un cadre fixe.

L'écran d'extérieur

Pour une séance de cinéma au jardin, il existe des écrans d'extérieur gonflables ou sur structure tubulaire, avec une toile résistante au vent et à l'humidité. Ils se montent pour une soirée et se rangent ensuite. Leur surface est pensée pour la nuit : en plein jour, aucun écran d'extérieur ne rivalise avec la lumière du soleil.

Type d'écran Installation Planéité de la toile Utilisation idéale Budget relatif
Fixe sur cadreMur, fixation simpleExcellenteSalle dédiéeIntermédiaire
Enroulable manuelMur ou plafondCorrecte à bonneSalon, usage régulierBas
MotoriséMur ou plafond, prise électriqueBonne, excellente si tensionnéHome cinéma au salonIntermédiaire à élevé
Encastrable plafondFaux plafond, travauxBonne à excellentePièce à vivre, rendu invisibleÉlevé
Trépied ou solAucuneMoyennePrésentation, déplacementBas
Extérieur gonflableMontage d'une soiréeMoyenneCinéma au jardinBas à intermédiaire

Toile blanche, grise ou ALR : quelle surface de projection choisir ?

Le type de support décide du confort, mais c'est la toile de projection qui décide de l'image projetée. Elle se choisit d'après la pièce, et plus précisément d'après la quantité de lumière qui y reste pendant la projection : un écran de projection parfait en salle noire peut devenir décevant dans un séjour ensoleillé.

La toile blanche mate est la surface classique. Elle renvoie la lumière de façon uniforme, sur un large angle de vision, avec une colorimétrie neutre. Dans une salle noire, aux murs sombres, c'est la meilleure solution : aucun point chaud, aucune dérive de couleur quand on s'assoit sur le côté du canapé.

La toile grise abaisse le niveau du noir. Elle renvoie un peu moins de lumière, mais elle améliore le contraste perçu quand la pièce n'est pas totalement obscure, ou avec un vidéoprojecteur très lumineux dont le noir est un peu gris. C'est un compromis intéressant pour un salon aux murs clairs.

La toile ALR (pour « ambient light rejecting », rejet de la lumière ambiante) est une surface technique, souvent composée de microstructures optiques. Elle renvoie la lumière qui arrive de l'angle du vidéoprojecteur vers le spectateur et rejette celle qui vient d'ailleurs : fenêtres, lampes, plafond. Une toile ALR permet une projection en journée ou dans une pièce éclairée avec un contraste très supérieur à celui d'une toile blanche. Son angle de vision est en revanche plus étroit.

Un cas particulier concerne les projecteurs à ultra courte focale, posés sur un meuble juste sous l'écran. Leur lumière arrive par le bas, avec un angle très fermé. Il leur faut une toile ALR spécifique, dite « UST » ou à lentilles de Fresnel, dont les microstructures sont orientées vers le bas : une toile ALR classique, prévue pour un projecteur au plafond, donnerait une image sombre et irrégulière.

Enfin, la toile microperforée ou tissée est dite acoustiquement transparente. Elle laisse passer le son et permet de placer les enceintes avant derrière l'écran, comme dans une salle de cinéma. C'est la solution des salles dédiées qui veulent un grand écran sans sacrifier l'emplacement des enceintes, en particulier pour une installation Dolby Atmos où le placement des enceintes compte autant que l'image.

Le gain d'un écran de projection : un chiffre à lire avec prudence

Le gain mesure la quantité de lumière qu'une toile renvoie dans l'axe, comparée à une surface blanche de référence dont le gain vaut 1,0. Un écran de gain 1,3 renvoie environ 30 % de lumière en plus face à lui ; une toile grise de gain 0,8 en renvoie moins.

Un gain élevé n'est pas forcément meilleur. Plus le gain monte, plus la lumière se concentre dans un cône étroit : l'image perd de sa luminosité dès qu'on s'écarte de l'axe, et un « point chaud » plus clair peut apparaître au centre de l'image. Pour un canapé large avec des spectateurs sur les côtés, une toile de gain 1,0 à 1,3 reste le choix le plus sûr.

Le gain se choisit donc avec la puissance du vidéoprojecteur et la taille de l'écran. Un grand écran étale la même lumière sur une plus grande surface : un projecteur peu lumineux sur une grande toile gagnera à un gain légèrement supérieur à 1. À l'inverse, un projecteur laser très puissant sur un écran moyen peut s'accommoder d'une toile grise sous 1, qui creusera les noirs.

Quel format d'image : 16:9, 2,35:1 ou 4:3 ?

Le format d'image est le rapport entre la largeur et la hauteur de la toile. C'est un critère souvent négligé qui change pourtant l'expérience au quotidien.

  • 16:9 : le format des télévisions, des séries, du sport, des jeux vidéo et de la plupart des contenus en streaming. C'est le format polyvalent par excellence pour un home cinéma de salon.
  • 2,35:1 ou 2,40:1 (format « cinémascope ») : le format de nombreux films de cinéma. Sur un écran 16:9, ces films s'affichent avec des bandes noires en haut et en bas ; sur un écran 2,35:1, ils remplissent toute la toile, et ce sont les contenus 16:9 qui s'affichent avec des bandes sur les côtés.
  • 4:3 et 16:10 : des formats de présentation, adaptés à la bureautique, à l'enseignement ou à l'entreprise, rarement pertinents en home cinéma.

Pour un usage mixte, le 16:9 reste le plus simple. Le 2,35:1 s'adresse aux cinéphiles dont l'essentiel du contenu est du film de cinéma, et il demande souvent un projecteur doté d'une fonction de mémoire d'objectif (zoom motorisé) pour passer d'un format à l'autre sans perdre de hauteur d'image. Certains écrans motorisés proposent aussi des caches latéraux ou une bande noire réglable pour changer le format affiché.

Quelle est la taille idéale pour un écran de projection ?

La taille idéale dépend d'abord de la distance entre l'écran et les yeux des spectateurs. Un écran trop grand fatigue et oblige à tourner la tête ; un écran trop petit gâche l'effet de salle de cinéma. Les recommandations professionnelles reposent sur l'angle de vision : la SMPTE préconise environ 30 degrés, et le label THX vise environ 36 à 40 degrés pour une immersion de type salle de cinéma.

En pratique, avec une image 4K, on peut s'asseoir à une distance comprise entre 1 et 1,5 fois la largeur de l'image. En Full HD, mieux vaut reculer vers 1,5 à 2 fois la largeur pour ne pas percevoir la structure des pixels. Le recul calculé pour la projection s'applique aux téléviseurs : notre page sur la distance entre la TV et le canapé selon la taille d'écran détaille ce calcul pour un écran plat.

Voici les dimensions de toile visible pour les tailles les plus courantes en 16:9, avec une distance de vision indicative en 4K. Les dimensions sont calculées à partir de la diagonale ; le cadre ou le carter ajoute quelques centimètres selon le modèle.

Diagonale (16:9) Largeur de l'image Hauteur de l'image Distance de vision en 4K
80 pouces (203 cm)177 cm100 cm1,8 à 2,7 m
90 pouces (229 cm)199 cm112 cm2 à 3 m
100 pouces (254 cm)221 cm125 cm2,2 à 3,3 m
120 pouces (305 cm)266 cm149 cm2,7 à 4 m
135 pouces (343 cm)299 cm168 cm3 à 4,5 m

Un exemple concret : dans un salon où le canapé se trouve à 3 m du mur, un écran de projection de 100 à 110 pouces en 16:9 donne une immersion confortable en 4K. Il faut ensuite vérifier que le mur offre la largeur nécessaire, environ 2,3 m avec le carter, et que le vidéoprojecteur peut produire cette taille d'image depuis l'emplacement prévu.

Accorder l'écran et le vidéoprojecteur : rapport de projection et focale

La taille de l'image dépend de la distance entre le projecteur et la toile, et de la focale de l'appareil, exprimée par son rapport de projection (« throw ratio »). Le calcul se fait en une multiplication : distance de projection = rapport de projection × largeur de l'image.

Avec un rapport de 1,5 et une image de 221 cm de large (100 pouces en 16:9), le projecteur doit se trouver à environ 3,3 m de la toile. Un projecteur à courte focale, avec un rapport proche de 0,5, produit la même image depuis environ 1,1 m. Un projecteur à ultra courte focale, avec un rapport autour de 0,25, se pose à une cinquantaine de centimètres du mur, sur un meuble bas : c'est pourquoi il réclame la toile ALR spécifique décrite plus haut.

La plupart des vidéoprojecteurs home cinéma disposent d'un zoom qui donne une plage de distances possibles, et parfois d'un décalage d'objectif (« lens shift ») qui déplace l'image vers le haut ou vers le bas sans la déformer. Mieux vaut éviter la correction trapézoïdale numérique, qui dégrade la définition. Avant l'achat, le calculateur de distance du fabricant du projecteur permet de vérifier que l'écran de projection visé est compatible avec l'emplacement du support au plafond ou du meuble.

Comment installer un écran de projection ?

L'installation commence par la hauteur. Le centre de l'image doit se trouver légèrement au-dessus du niveau des yeux des spectateurs assis. Pour un canapé classique, le bas de l'image se place en général entre 60 et 90 cm du sol ; dans une salle avec des rangées sur gradins, on remonte l'écran pour que la tête du premier rang ne masque pas le bas de la toile.

Sur un écran enroulable, la bande noire en haut de la toile (appelée « drop ») permet d'abaisser la zone d'image quand le carter est fixé très haut, par exemple au plafond. Vérifier sa longueur avant l'achat évite une image qui commence trop haut.

  • Fixation murale : deux pattes de fixation sur le mur, avec des chevilles adaptées au support (plâtre, brique, béton). C'est la solution la plus simple pour un écran fixe ou enroulable.
  • Fixation au plafond : des équerres ou des tiges filetées au plafond, utiles quand le mur est occupé par une fenêtre, un meuble ou des enceintes.
  • Encastrement : un caisson dans le faux plafond, prévu dès les travaux, avec une trappe d'accès pour le moteur.
  • Pose au sol : écran sur trépied ou de sol, sans aucune fixation, pour une installation temporaire.

Pour un écran motorisé, prévoir une prise ou une alimentation électrique à proximité du carter, et le fil du déclencheur 12 V si l'on veut que l'écran suive l'allumage du projecteur. Un écran de projection électrique pèse plus lourd qu'un modèle manuel : la fixation doit être dimensionnée en conséquence. Une fois l'écran posé, il reste à aligner le vidéoprojecteur, à régler la mise au point et la géométrie, puis à calibrer l'image.

Comment fonctionne un écran de projection électrique ?

Un écran de projection électrique repose sur un moteur tubulaire logé à l'intérieur du tube d'enroulement, dans le carter. Des fins de course, réglées en usine ou par l'utilisateur, arrêtent la toile en position haute et basse : l'écran descend toujours à la même hauteur, sans intervention.

La commande se fait selon les modèles par un interrupteur mural filaire, une télécommande infrarouge ou radio, un déclencheur 12 V branché sur la sortie « trigger » du vidéoprojecteur, ou une intégration domotique. Certains écrans motorisés haut de gamme ajoutent un moteur silencieux, une descente lente pour limiter les à-coups sur la toile, et un système de tension latérale par câbles qui garde la surface parfaitement plane.

L'avantage d'un écran motorisé est double : le confort, puisque la toile se déploie d'un geste, et la longévité, car un moteur déroule la toile toujours à la même vitesse, sans les tractions irrégulières d'un écran manuel. L'inconvénient tient au besoin d'une alimentation électrique et à un prix plus élevé que celui d'un écran enroulable simple.

Quel est le prix d'un écran de projection ?

Le prix d'un écran de projection varie fortement, et il est plus utile de connaître ce qui le fait varier que de retenir un chiffre. Les critères qui pèsent le plus sont les suivants :

  • Le type de support : un écran sur trépied ou enroulable manuel se situe en bas de la fourchette ; un écran motorisé tensionné ou encastrable au plafond en haut.
  • La technologie de toile : une toile blanche mate est la plus accessible ; une toile grise coûte un peu plus ; une toile ALR ou acoustiquement transparente représente souvent l'essentiel du budget.
  • La taille : au-delà de 120 pouces, le prix progresse plus vite que la surface, car le cadre et le carter doivent rester rigides.
  • La finition : cadre en velours noir, tension latérale, moteur silencieux, télécommande et déclencheur inclus.
  • La marque et la garantie : des marques spécialisées comme Celexon, Lumene ou Oray proposent des gammes étagées, du modèle d'entrée pour le salon à la toile professionnelle pour salle dédiée.

Une règle de bon sens consiste à équilibrer le budget avec celui du projecteur. Associer un vidéoprojecteur 4K laser à une toile d'entrée de gamme gâche une partie de son potentiel ; à l'inverse, une toile ALR très haut de gamme ne compense pas un projecteur peu lumineux. Avant de valider une offre, comparer la fiche produit sur les points qui comptent : type de toile, gain, format, dimensions exactes de l'image visible, longueur du drop, fixation fournie, garantie et service après-vente.

Choisir son écran de projection pas à pas

Pour ne rien oublier, voici une méthode simple, dans l'ordre où les décisions s'enchaînent :

  1. Mesurer la pièce : distance entre le mur et le canapé, largeur de mur disponible, hauteur sous plafond, position des fenêtres.
  2. Évaluer la lumière : salle noire, salon occultable le soir, pièce lumineuse en journée. C'est ce critère qui décide entre toile blanche, grise ou ALR.
  3. Choisir le format d'image : 16:9 pour un usage mixte, 2,35:1 pour une utilisation surtout cinéma.
  4. Déduire la taille à partir de la distance de vision et de la définition du projecteur.
  5. Vérifier la compatibilité avec le vidéoprojecteur : rapport de projection, emplacement, luminosité suffisante pour la surface.
  6. Choisir le type de support : fixe si l'écran peut rester visible, motorisé ou encastrable s'il doit disparaître, portable s'il faut le déplacer.
  7. Prévoir l'installation : fixation murale ou au plafond, prise électrique, passage des câbles, hauteur du bas de l'image.

Ce raisonnement évite l'erreur la plus fréquente : acheter l'écran le plus grand possible, puis découvrir que le projecteur ne peut pas le remplir depuis son emplacement, ou que la pièce est trop lumineuse pour la toile choisie.

Les accessoires utiles autour de l'écran

Quelques accessoires simples améliorent nettement le résultat. Des rideaux occultants ou des stores foncés réduisent la lumière parasite bien plus efficacement qu'un changement de toile. Des murs et un plafond de couleur sombre autour de l'écran limitent les reflets qui reviennent sur l'image ; dans une salle dédiée, c'est le premier poste à traiter.

Pour un écran enroulable, des rallonges de fixation au plafond permettent d'ajuster la hauteur du carter. Pour un écran motorisé, un module de commande sans fil ou un câble de déclenchement évite de chercher la télécommande. Pour une projection en extérieur, un sac de transport, des piquets et des sangles de maintien sont indispensables dès que le vent se lève. Enfin, un kit de nettoyage adapté (brosse douce, chiffon non pelucheux) entretient la toile sans l'abîmer : jamais de produit ménager sur une surface de projection.

Écran de projection pro, mobile ou pour la maison : les usages au-delà du salon

L'écran de projection ne sert pas qu'au home cinéma. En entreprise, dans une salle de réunion ou un bureau, l'écran de projection pro est utilisé pour la présentation de documents, de tableaux et de vidéo : l'affichage doit rester lisible avec la lumière du jour, ce qui favorise une toile de projection au gain légèrement supérieur à 1 ou une toile ALR. Le format 16:10, proche de celui d'un moniteur d'ordinateur, y reste courant, et un écran de projection motorisé encastré dans le plafond libère l'espace quand la salle sert à autre chose.

Pour les formateurs, les associations ou les prestataires qui se déplacent chez un client, l'écran de projection mobile est la solution idéale : un écran pliable sur trépied ou un écran de sol se monte en quelques minutes, avec un déroulement rapide et un rangement dans un sac. La projection reste correcte dans un environnement maîtrisé, pièce assombrie et source lumineuse éloignée de la toile.

À la maison, la projection sert aussi au jeu vidéo et au sport. Un projecteur à faible latence relié à une console en HDMI donne une projection spectaculaire sur un grand écran, à condition que la toile de projection soit plane : un pli ou une ondulation se voit tout de suite sur un décor qui défile. Le même écran de projection accueille le lecteur Blu-ray UHD, les applications de streaming et le système audio du home cinéma.

Les nouveautés dans les toiles de projection

Les nouveautés récentes portent surtout sur trois points. D'abord, la généralisation des toiles ALR adaptées aux projecteurs laser à ultra courte focale, qui transforment un meuble TV en système de projection complet. Ensuite, les toiles tensionnées fines, sans cadre apparent, qui donnent l'impression d'un téléviseur géant fixé au mur. Enfin, les toiles acoustiques à fibre tissée, qui laissent passer le son sans filtre audible et permettent de cacher les enceintes derrière la surface de projection.

Avant d'utiliser un nouvel écran de projection, une bonne pratique consiste à laisser la toile déroulée quelques jours pour qu'elle se détende, puis à régler le projecteur sur une mire. Les avis des utilisateurs, disponibles sur les sites de vente, renseignent utilement sur la planéité réelle d'un modèle et sur la tenue de la toile dans le temps ; le choix d'un écran de projection d'occasion reste possible pour un modèle fixe sur cadre, à condition de vérifier l'absence de tache, de pli et de ligne marquée sur la toile de projection.

Pour une projection UHD, le traitement de l'image par le projecteur (Epson, Sony ou JVC, par exemple) compte autant que la toile : la possibilité de régler le contraste, la luminosité et le mode d'image selon la pièce permet de tirer parti de chaque type de toile. Côté son, l'amplificateur et les haut-parleurs placés derrière une toile acoustique, ou de part et d'autre de l'écran, complètent l'installation ; un câble HDMI de bonne qualité relie la source, l'amplificateur et le vidéoprojecteur.

Dernier conseil pour utiliser au mieux son écran, et solution idéale pour un budget serré : prévoir un fond sombre autour de la projection. Un mur foncé derrière et autour de l'écran de projection renforce le contraste perçu de l'image projetée et donne une projection plus immersive, quel que soit le type de toile.

Questions fréquentes sur l'écran de projection

Comment choisir un écran de projection ?

Il faut partir de la pièce : la lumière ambiante décide du type de toile (blanche en salle noire, grise ou ALR si la pièce reste éclairée), la distance de vision décide de la taille, et l'usage décide du format (16:9 polyvalent, 2,35:1 pour le cinéma). Le support, fixe, manuel ou motorisé, se choisit ensuite selon que l'écran peut rester visible ou doit disparaître.

A quoi sert une toile de projection ?

Une toile de projection renvoie la lumière du vidéoprojecteur vers les spectateurs de façon uniforme, sur une surface plane et neutre. Elle améliore le contraste, la netteté et la fidélité des couleurs par rapport à un mur, et certaines toiles rejettent en plus la lumière ambiante.

Quels sont les avantages d'un écran motorisé ?

Un écran motorisé se déroule et s'enroule d'un geste, par télécommande ou automatiquement à l'allumage du projecteur grâce au déclencheur 12 V. Il s'arrête toujours à la même hauteur, ménage la toile par une vitesse constante et peut s'encastrer au plafond pour devenir invisible.

Peut-on projeter sur un mur blanc sans écran ?

Oui, un mur blanc lisse suffit pour débuter, surtout avec une peinture spéciale projection. Mais la texture du mur, sa teinte et l'absence de cadre noir limitent le contraste : avec un vidéoprojecteur 4K de qualité, un écran de projection dédié donne une image nettement meilleure.

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